Les guerres d'un Responsable Informatique

2 ans de blogging

jeudi 27 août 2009 à 20:53 | GreenIT

Joyeux anniversaire, cela fait 2 ans que je blogue.  Mon premier article de l'époque traitait du Déploiement de VMware. J'avais à l'époque encore peu de recule sur la virtualisation et ses bienfaits (7 mois d'expériences ).

Maintenant, avec presque 3 ans de recule je pense enfin pouvoir répondre à la question que je lançais dans un autre de mes articles : La virtualisation est-elle un geste citoyen : OUI.

La consommation globale de ma salle serveurs a été divisée par 2 depuis cette période, le passage de VMware Server à XenServer a permis de densifier encore le nombre de serveurs virtuels sur chaque serveurs physiques. L'acquisition d'un SAN m'a permis de mutualiser les disques sur les serveurs qui eux n'hébergent plus que 2 disques en RAID 1, pour l'OS de virtualisation.

Une fois que l'on a finement choisit et aprété les serveurs qui vont héberger les applications, il faut faire des choix "green" aussi quand on les choisit, banir les applications trop gourmandes, mal développées, et trouver des alernatives : donc exit JAVA, une abération, exit Windows, sauf nécessité absolue comme pour Exchange Server. J'ai utilisé la version CORE de Windows 2008 Server pour l'Active Directory, qui tourne sans problème sur XenServer avec 512Mo de RAM et utilise moins de 4% de la CPU globale !

La prochaine étape Green IT : la dématérialisation du poste de travail en virtualisant le poste de l'utilisateur final elle permettra de favoriser le travail à distance, la maintenance, ...

Tout ceci converge avec les préoccupations des entreprises qui vont bientôt être confrontées au paiement de la Taxe Carbone très bientôt.

Bon Anniversaire IT-wars !


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7 commentaire(s) Commentaires »

  1. Merci encore pour vos réponse . Ceci est ma dernière intervention car il semble que le débat n'avance pas beaucoup . Dans tous les cas cela m'a permis de clarifier ma pensée à propos du gain énergétique apporté par la virtualisation .

    Vous n'avez jamais répondu à la question initiale :
    " On passe d'un modèle ou l'on mutualisait l'OS a travers divers application a un modèle ou l'on mutualise les ressource machines, mais au prix d'un nombre important d'instance d'OS "
    Il y a 5 ou 10 ans on avait 10 application sur une même machine physique . Dans 2 ou 5 ans nous n'auront plus qu'une seule application par instances D'OS. Est-ce vraiment un modèle energetiquement intéressant ?

    "la consommation électrique n'intéressait pas ou peu les constructeurs il y a 5 ou 8 ans . "

    Si je résume : ( ce n'est que mon avis :-)
    Avantage :
    - Optimisation de la charge CPU : Auparavant beaucoup de machines n'utilisait que 10% a 20% de leur ressources . Ce n'est plus le cas avec la virtualisation . J'ai mis ce point dans la catégorie avantage . En fait il faudrait plutôt dire que la virtualisation a facilité le travail . Si l'on possède une machine qui n'utilise que 10% de ces ressources , il faudrait quand même se posait des questions.
    - La virtualisation du poste de travail est un point intéressant .
    - Ça permet au constructeur de vendre plus de matériel ( contrairement au idées reçu )

    Inconvénient
    - Surdimentionement de l'infrastucture de backup.
    - Surdiementionement de l'espace disque dut a la multiplication des systèmes opéré .
    - Surdimentionement de l'infrasture necesaire à l'exploitation du parc.
    -
    Je vais allé initié le débat en d'autre lieu, je ne manquerait pas de vous convier si vous le souhaitez .

    Bonne fête de fin d'année ,
    Cordialement.
    Xavier

  2. Bonjour et merci pour cette question, mais des le depart il y a un element qu'il faut considerer : "a perimetre constant", ce qui m'amene a une premiere remarque.

    S'il on reste a perimetre constant, cela veut dire que ma machine physique qui a un OS+100 applicatifs sera virtualisee en 1 machine virtuelle avec un OS+100 applicatifs, soit du 1 pour 1 ... Et la nous sommes bien a perimetre constant.

    Si maintenant, la machine physique de depart avec un OS+100 applicatifs "tourne" deja a 100% de sa capacite et que l'on est donc dans l'obligation de separer les services en plusieurs machines physiques ou virtuelles, le perimetre n'est plus constant !

    Si on reste bien dans une logique de 1 pour 1, soit a perimetre constant, c'est je pense bien un geste citoyen ?

    Pour ce qui concerne l'infrastructure de backup, passer du physique au virtuel n'a rien change dans notre cas, car comme avant nous ne sauvegardons que les datas et non les machines viruelles dans leurs integralites.

    Pour finir en terme quantitatif, je peux vous donner les elements suivants :
    - Une machine avec VMware Server 1.0.9 (version gratuite) Xeon Bi-core 1.6GHz 8Go de RAM, nous virtualisons 10 machines de type serveurs de fichiers, serveurs web, serveurs dns/dhcp, ...
    - Une machine avec Citrix XenServer 5.5 (version gratuite) Xeon Bi-core 1.6GHz 8Go de RAM, nous virtualisons 20 machines de meme type que precedement.
    - Une machine avec VMware ESXi (version gratuite) Xeon Bi-core 1.6GHz 8Go de RAM, nous virtualistion 20 machines de meme type que precedement.

    Voila, ce que je peux vous livrer, mais n'hesitez pas a revenir vers moi si vous jugez ma reponse incomplete ou que vous voulez repreciser certains elements que j'aurai mal compris.

    Cordialement.

  3. Effectivement , si l'on considère qu'une machine ( une seule instance d'OS ) , il y a une et une seule application , votre raisonnement est tout à fait juste. C'est un modèle qui est tout à fait "actuel".
    Maintenant envisageons le cas ou une instance d'OS permet de faire "tourner" plusieurs applications. Prenons un exemple . Nous avons 100 applicatifs à faire tourner .
    Cas 1 : Je virtualise : Il me faut environ 100 instance d'OS .
    Cas 2 : Je ne virtualise pas systématiquement . En revanche par instance d'OS "j'héberge" plusieurs applications.

    Cas 1 : 1 Instance d'Os nécessite environ 15 GO ( Cela inclus par exemple un os + les produits nécessaire d'infrastructure nécessaire a l'exploitation )
    Cout disk pour l'OS : 15G0* 100 : 1500 GO ( Nous avons besoin d'une baie de disk + d'une infrastructure adaptée et cela uniquement pour gérer l'infrastructure ) : Il y a déjà donc un surcout en terme dénergie
    Nombre de machine : si l'on admet qu'une machine physique permet de faire tourner 10 machine virtuel , il nous faut 10 Machine Physique qui tourneront à pleine charge.
    En général les machine sont largement redondé en terme de contrôleur, d'alim , de ventilateur , surcout énergétique systématique
    Cout cpu + cout mémoire = (Cout cpu + cout mémoire d'une instance d'OS ) * 100 , je nuancerai cependant en disant que le cout système au repo est quasiment nul.
    Nombre de machine : 10

    Cas 2 :Par instance d'OS "j'héberge" plusieurs applications : Prenons comme hypothèse 10 applications par instance d'OS .
    Cout disk : (100 / 5 ) *15 GO = 300 GO ( pas besoin de baies de disk externe , nous utilisons les disk interne des machines )
    Nombre de machine : 10 machines
    Cout cpu + cout mémoire = (Cout cpu + cout mémoire d'une instance d'OS ) * 10

    bilan énergétique :

    On voie que le cas 1 nécessite en plus du cas 2, une baie de disque supplémentaire + l'infrastructure nécessaire . On pourrai aussi parler de l'infrastructure de backup supplémentaire . Ce n'est effectivement pas la même chose de sauvegarder 1500 GO ou 300 G0 . Il faut aussi surdimensionner le réseau puisque l'on manipule beaucoup plus de data.
    Le cas 1 nécessite aussi l'utilisation de serveur " moyen de gamme voir haut de gamme " . Sur ce genre de serveur, le bilan énergétique n'est pas le meilleur. C'est un peu comme si l'on comparait une berline à une petite citadine . La berline est néanmoins plus sure et plus confortable . C'est aussi pour cela que l'on achète pas de serveur d'entrée de gamme ayant un excellent bilan énergétique . Néanmoins certaines application n'ont pas besoin d'avoir un niveau de disponibilité important. C'est notamment le cas de la plupart des application de front office pour lequel on a résolu le problème de la disponibilité par l'utilisation d'un mécanisme de load-balancing. Pour ces applications il est encore possible d'améliorer le bilan énergétique en utilisant des machines peu gourmandes . IBM vient par exemple de sortir une nouvelle gamme de machine iDatePlex consommant jusqu'à 40% de moins. Ces solutions sont difficilement utilisable dans le cadre d'un environnement complètement virtualisé .


    Finalement Si l'on raisonne en terme d'application le gain énergétique n'est pas si évident. Je pense aujourd'hui que la virtualisation n'est pas un acte citoyen et représente un surcout , tant sur le plan énergetique que sur le plan économique. De votre coté vous dites avoir réduit la consommation électrique. Cette réduction s'est elle fait a périmètre constant ? Avez-vous des indicateurs ?

    Merci de votre réponse .

  4. Merci pour cette belle question :



    Il faut poser l'equation suivante en premier lieu :



    - Un serveur allume qui n'est soumis a OS consomme a vide environs 200W/h rien que pour faire "tourner" les disques, les ventilateurs, "allumer" les processeurs, la RAM, ...

    - Un serveur "pleine charge" va quant a lui consommer environs 300W/h



    Si vous avez 10 serveurs physiques qui "tournent" a 10% de leur charge (ce qui etait souvent le cas), la consommation induite est de 10 x 200W/h = 2000W/h



    Si maintenant vous virtualisez vos 10 serveurs physiques sur 2 serveurs physiques qui eux "tourneront" presque pleine charge, la consommation induite est de 2 x 300W/h = 600W/h



    La difference est de 1400W/h rien que pour les serveurs, si a cela vous ajoutez le fait que les besoins en climatisation de votre salle informatique va elle aussi diminuer dans les memes propotions, le gain commence a etre enorme au bout d'un an d'exploitation :)



    J'espere avoir repondu a vos interrogation ? Si vous avez d'autres questions elles sont les bien venues.

  5. Je me pose une question, je ne veux pas etre polemique sur la virtalisation ni sure votre article. Quand on change de voiture il est facile de reduire la consommation. Le meme raisonnement peut etre tenue pour une machine physique, la consommation electrique n'interessait pas ou peu les constructeurs il y a 5 ou 8 ans .

    De plus la virtalisation est rendu possible parce que les ressources machines sont disponible. Les serveurs etant de plus en plus puissant. La demande, du point de vue des applications, est loin de suivre. Le modele actuelle tend a heberger une application sur une instance virtuelle d'OS. Est-ce vraiment economique ? On passe d'un modele ou l'on mutualisait l'OS a travers divers application a un modele ou l'on mutualise les ressource machines , mais au prix d'un nombre important d'instance d'OS, qui bien evidement sont consommatrices en terme de ressources electrique . A mon avis la virtualisation n'apporte aucun gain en terme de consommation electrique. Elle permet en revanche de faciliter la maintenance. Le gain de consommation electrique est du au rapport offre/demande qui augmente. Il est egalement imputable a une plus grande attention de la part des constructeurs.

    Qu'en pensez vous ?

  6. Je confirme surtout quand on voit que des applications comme Citrix existent pour les plateformes suivantes :

    - Windows (32/64-bit)

    - WinCE/PocketPC

    - Mac

    - Java

    - EPOC/Symbian

    - UNIX

    - Linux

    - IBM OS/2

    - Windows (16-bit)

    - DOS

    - Et depuis peu pour iPhone !



    Donc, meme une tres vieille machine peut via un client Citrix "faire tourner" un Windows 2008 serveur dernier crie :)

  7. La demat du poste de travail permet surtout, au dela des eventuelles economies d'energie, de prolonger la duree d'utilisation du poste client. On passe de 3 ans pour un PC standard a plus de 9 pour terminal leger ! Resultat ? 3 fois moins de dechets electroniques (DEEE) !

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